Partager l'article ! To Rome with Love, adieu la France et bonjour l'Italie: ...
Probable clôture du cycle consacré à l’Europe, To Rome with Love signifie soulagement pour certains et aboutissement pour d’autres. Par ailleurs, si les magazines n’ont pas lésiné sur les appellations du genre « guide touristique », cela ne les avait pas empêché d’apprécier largement les aventures du touriste américain dans les ruelles parisiennes (patriotisme ?). Prétendre que To Rome with Love est un mauvais film pour cette simple et bonne raison relèverait donc de la mauvaise-foi la plus grande ; d’autant plus que les grandes places italiennes sont filmées de manière très soignée et la photographie, chaleureuse à souhait, apporte une grande beauté à ces décors. Bien entendu, le long-métrage souffre de nombreux défauts et, comme je l’ai dit précédemment, Woody Allen ne se renouvelle pas des masses. Malgré tout, si vous aimez son style, il en faudra plus pour que vous tourniez violemment le dos à cette dernière œuvre en date.
Cependant, si les défauts sont nombreux, les qualités ne sont pas plus négligeables, à commencer par le point fort d’un Woody Allen : le casting. Deux superbes femmes – Pénélope Cruz et Ellen Page –, et d’autres excellents acteurs qui contribuent à rendre les situations cocasses au possible. On pourra notamment citer le duo Alec Baldwin et Jesse Eisenberg ou encore Roberto Benigni – plus très présent dans le cinéma du 21e siècle, hélas –, qui est à l’origine d’une hilarante réflexion sur la célébrité. Bien entendu les mots Freud et communisme sont au rendez-vous, comme dans tout bon film de Woody Allen qui se respecte ; tout comme le réalisateur lui-même, qui repasse enfin derrière la caméra dans le même rôle que d’habitude de l’homme torturé, nerveux et gaffeur.
En conclusion To Rome with Love est une comédie sympathique qui manque cependant beaucoup d’originalité. Reste une belle brochette d’acteurs, ainsi que des péripéties toujours très grandiloquentes. Bien entendu, Woody Allen gagnerait beaucoup à privilégier la qualité à la quantité ; et tous ceux qui sont à la recherche du nouvel âge d’or Allenien devront se contenter de la double-page présentée dans les magazines, où sont regroupés tous les long-métrages du réalisateur.
Note : 6/10